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Tous les matins, notre ami Valentin est réveillé en douceur par le chant des oiseaux. Ce matin là, lorsqu’il ouvrit les yeux, le soleil était déjà haut dans le ciel.

Houlà là, s’écriât-il, je ne me suis pas réveillé . Que se passe t-il ce matin ? Il n’y a aucun bruit dans le jardin. En effet, aucun chant d’oiseau ne venait troubler le silence. Le jardin semblait endormi.

Il s’habillât en vitesse pour vite sortir et essayer de comprendre ce qui se passait.

Son amie la mésange était devant son nid. Elle paraissait triste.

Et bien, Solange, pourquoi ce silence dans le jardin ? Les oiseaux auraient-ils perdu leur voix ? Et pourquoi as-tu cet air triste ?

Solange, la mésange, dit en retenant ses larmes :»Notre Roi, l’Oiseau Bleu est très malade, il risque de mourir. Voilà pourquoi nous n’avons pas le cœur à chanter. »

L’oiseau bleu est un oiseau magique au chant merveilleux. On dit que son chant aide les petits enfants à s’endormir. A la fin de l’hiver c’est son chant qui fait venir le printemps, c’est son chant qui fait apparaître l’arc en ciel, après l’orage, pour dire au soleil de venir sécher la terre. Cet oiseau magique a été élu Roi des oiseaux par tous les animaux.

Il vit dans un immense nid, qui ressemble à un château, sur une île perdue au milieu de la mer.

Valentin, qui est un peu médecin, demanda :

-« Et de quoi souffre t-il donc ?

  • Il a été mordu par un vilain serpent, qui était jaloux de ses pouvoirs. Depuis il ne peut plus chanter. Il reste couché avec beaucoup de fièvre et depuis deux jours il ne mange plus rien.
  • Il faudrait que je le vois pour essayer de le soigner. J’ai des plantes contre les morsures de serpent.
  • Tu pourrais le guérir ? demanda Solange, une lueur d’espoir dans les yeux.
  • Je pourrai essayer, dit Valentin »

Solange se mit alors à chanter très fort, comme si elle voulait être entendue jusqu’à Marseille.

Quelques minutes plus tard, Valentin vit apparaître un grand pélican dans le ciel. Le pélican atterrit lourdement près de Valentin qui fit un bond en arrière.

Que se passe t-il Solange ? Pourquoi m’as tu appelé ? dit il de sa grosse voix.

Jonathan, tu dois emmener de toute urgence Valentin au nid de l’ Oiseau Bleu. Et vous, Monsieur Valentin allez vite chercher les plantes pour guérir notre roi.

Valentin remplit un grand sac des herbes dont il avait le secret et sauta en hâte dans le bec du pélican. Il s’installa dans la grande poche que Jonathan avait sous le bec et fit un peu la grimace à cause de l’odeur de poisson. Soudain il fut ballotté dans tous les sens et compris que Jonathan courrai pour prendre son envol. Ca y est, ils sont partis, direction l’ile de l’Oiseau Bleu.

Le voyage fut mouvementé. Ils traversèrent une tempête en pleine mer. Nos deux amis furent fortement secoués par un vent terrible. Ils se reposèrent quelques minutes sur le bateau de Marc, le papa de Rémy, qui péchait la girelle. Il en offrit deux à Jonathan qui repris des forces et put repartir rapidement.

Ha ha, quand je vais raconter ça à Rémy, il ne voudra jamais me croire pensa Marc.

Deux heures plus tard ils arrivèrent en vue de l’ile. Regarde Valentin, le palais de notre Roi.

Valentin se mit debout, Jonathan entrouvrit son bec et là, il vit !

L’île était envahie de milliers d’oiseaux venu prendre des nouvelles de la santé du Roi. Au centre de l’île, sur un piton rocheux, se trouvait un nid fermé, ressemblant à une immense boule dans laquelle pouvait vivre une centaine d’oiseaux. L’entrée du nid était gardée par deux aigles au regard féroce et aux serres aiguisées comme des couteaux.

Ce sont les gardes du Roi, dit tout bas Jonathan avec un peu de peur dans la voix.

Il atterri près des gardes et Valentin sauta rapidement à terre avec son gros sac d’herbes médicinales.

Vite, vite dit-il aux gardes, appelez Edouard, le jar du palais.

Valentin connaissait bien Edouard, le jar qui s’occupait de l’entretien du nid. Edouard, averti par les gardes, se précipita à la rencontre de son ami Valentin.

-Ha ! Valentin, toi seul peut sauver notre Roi. Nous avons tout essayé, rien ne le guéri.

-Comment était ce serpent ? demanda Valentin.

-Un serpent vert à rayures jaunes, avec des yeux jaunes aussi.

-Je vois dit Valentin, j’ai ce qu’il faut. J’espère qu’il n’est pas trop tard.

On conduisit Valentin jusqu’aux cuisines, afin qu’il puisse préparer ses potions. Tout le monde l’observait en silence en priant le Dieu des oiseaux pour que le Roi guérisse.

Voilà ! dit enfin Valentin, la potion est prête. Vous devez faire boire au Roi, un demi verre de cette potion toutes les quatre heures pendant trois jours. Il faut aérer sa chambre et lui mettre régulièrement des compresses fraîches pour faire baisser la fièvre.

Il faut aussi lui faire boire de l’eau avec du miel pour le nourrir, au moins un grand verre par jour. Maintenant mes amis, nous devons attendre et espérer

Au bout du troisième jour, Valentin fut réveillé en sursaut par Edouard qui poussait des cris de trompette.

« Pouèt !, vite, pouèt !, le Roi s’est réveillé, pouèt ! il veut te parler, pouèt ! pouèt ! pouèt !

Du calme, du calme Edouard. Je m’habille et j’arrive. Et arrête de trompeter, tu me casses les oreilles.

Valentin s’habilla et se dirigea en toute hâte vers la chambre du Roi. Le bruit s’était répandu dans tout le nid que le Roi était guéri.

Tout le monde saluait Valentin à son passage, les paons faisaient la roue, les merles sifflaient d’admiration, les oies dandinaient du croupion et les coqs agitaient leur crête.

Valentin était content de voir tous ces oiseaux, heureux de la guérison de leur Roi.

Un peu intimidé, Valentin entra dans la chambre du Roi.

Valentin, mon ami, dit ce dernier, le peuple des oiseaux te sera éternellement reconnaissant de m’avoir sauvé la vie. Ou que tu sois, en cas de besoin, tu pourras demander aide et assistance auprès des oiseaux. Du plus petit des moineaux au plus costaud des aigles, tous, sont à tes ordres.

Je vais te donner une de mes plumes bleues, tu n’auras qu’à la montrer à n’importe quel oiseau pour qu’il se mette à ton service.

Valentin, je te décore de l’ordre de la plume bleue et je te nomme Grand ami des oiseaux.

Puis s’adressant à la foule rassemblée autour de lui, « Annoncez partout à nos frères ailés, que je suis guéri. Que la terre entière retentisse de chants joyeux.

Valentin resta quelques jours auprès du Roi pour s’assurer de sa complète guérison, puis Jonathan le ramena chez lui, dans le jardin de papou.

Depuis ce jour, il porte fièrement la plume bleue sur son chapeau.

Fuveau le 18/01/2006

Valentin et l'oiseau bleu
Tag(s) : #Histoires du soir

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