Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Ma petite fille Marion est appelée Pounie par la famille et ses amis. Quel rapport entre Pounie et Marion me direz-vous ? C’est une étrange et merveilleuse histoire. Laissez-moi vous la conter.

L’histoire commence pour ses trois ans que nous fêtions dans mon jardin, le jardin de Papou. Nous buvions le café sur la terrasse et Marion jouait au trapèze lorsqu’elle entendit un bruissement d’ailes dans un buisson près du marronnier. Intriguée par ce bruit elle s’approcha et vit une sorte de grosse libellule coincée sous une branche tombée de l’arbre. La libellule battait des ailes très vite pour essayer de se dégager de ce poids qui l’écrasait et provoquait ce bruit qui avait attiré la petite fille.

« Attends libellule je vais te sortir de là » dit Marion en soulevant la branche coupable. Aussitôt la libellule s’envola, fit un grand tour comme pour tester l’état de ses ailes et revint se poser sur le romarin devant Marion.

-« Oh ! » dit Marion les yeux grands ouverts la bouche ronde, immobile, comme hypnotisée.

-« Merci petite fille de m’avoir délivrée. Mais qu’as-tu ? N’as-tu jamais vu de fée ?

-Non, dit Marion, vous vivez chez Papou ?

-J’y travaille, je veille sur le jardin et ceux des voisins, je protège les plantes et les animaux et j’aide Valentin qui est mon ami mais je vis au pays des fées, un pays magique je m’appelle Niliou.

-Oh !

-Ha ! Ha ! Arrête de faire cette bouche ronde, on dirait un poisson du bassin.

-Pour te remercier de m’avoir sauvée je vais exaucer un de tes vœux. Dis-moi ce que tu aimerais.

-J’aimerai visiter le pays des fées.

-Chose promise, chose due. Je vais te transformer en fée et je vais te donner un nom de fée pour te présenter à mes amies. Voyons voir…tu t’appelleras… Pounie ce qui dans notre langue signifie jolie.

Pour tes parents nous seront parties quelques minutes mais tu auras l’impression d’avoir passé de longues heures au pays des fées où le temps s’écoule plus lentement qu’ici. Es-tu prête ?

-Oui dit Marion, un peu inquiète tout de même. La fée jeta une poignée de poudre magique, brillante sur Marion qui se mit à rapetisser et sentit des ailes lui pousser dans le dos, deux jolies petites ailes argentées.

Et voilà reste bien près de moi nous allons au pays des fées. L’air se mit à tourbillonner autour d’elles et Marion se senti comme aspirée dans un brouillard, un choc, léger et elle se retrouva sur un tapis de belle herbe verte sous un beau soleil. Elle était Marion elle devint Pounie.

Quel beau pays se dit elle et comme ça sent bon. Le pré où elles se trouvaient avec son amie était entouré de centaines de fleurs multicolores qui embaumaient l’air.

Une douce musique se faisait entendre, tout était merveilleux comme dans un rêve.

Essaye de voler dit Niliou, habitue toi à tes ailes mais ne monte pas trop haut au début, attend de bien maitriser ton vol. Pounie se concentra et réussi à battre les ailes d’abord doucement puis de plus en plus vite et doucement, doucement, commença à s’élever du sol.

-Je vole, je vole dit-elle toute excitée.

-Ne monte plus dit Niliou, maintenant essaye d’aller vers l’avant en gardant la même hauteur.

Ha, ha, ha, Niliou riait en se tenant le ventre. Pounie avait l’impression d’être sur un grand huit. Elle montait, elle descendait, elle avançait, elle montait, elle avançait, elle descendait. Au bout d’un petit moment, elle attrapa le mal de mer et se laissa tomber sur l’herbe qui heureusement était épaisse comme un matelas.

Niliou vint s’assoir près d’elle riant toujours comme une baleine.

-C’est pas facile dit Pounie.

-Je trouve pourtant que pour une première fois tu ne te débrouille pas trop mal. Allez encore une fois, réessaye.

Après quelques essais et quelques chutes, Pounie maitrisa le vol comme les libellules que l’on peut voir voleter au-dessus du bassin.

-Très bien dit Niliou, suis moi je vais te faire visiter notre ville, Elfélie et je vais te présenter à mes sœurs.

Niliou pris son envol en direction du sud vers de grands arbres qui se balançaient au vent. Elles survolèrent une grande forêt, virent toute sorte d’animaux, des écureuils au sommet des arbres, des cerfs et des biches à leurs pieds, des lapins qui faisaient des cabrioles dans l’herbe. Pounie cru même apercevoir une bande de loups avec leurs petits. Au centre de la forêt, dans une immense clairière, elle découvrit Elfélie, la ville des fées.

Comme c’est beau dit Pounie. Chaque fée avait une petite maison de bois avec un jardin bien fleurie. Chaque maison était de couleur différentes, c’était gais, c’était joyeux. Une rivière traversait la ville et de nombreux ponts traversaient la rivière. De nombreuses places accueillaient les promeneurs et les bancs étaient remplis de fées qui papotaient, jouaient, riaient.

Les deux amies se posèrent près d’un grand banc où quatre fées avaient l’air de bien s’amuser.

Mes sœurs, dit Niliou, je vous présente Pounie qui a fait le vœu de visiter le pays des fées. Je le lui ai accordé car elle m’a sauvé la vie. Sans elle, j’étais perdue.

Bienvenue Pounie dirent elles, viens, raconte nous d’où tu viens, qu’apprends tu à l’école ? Connais-tu les animaux du jardin ? Fais-tu pousser des fleurs ? As-tu des jouets ? Aimes-tu les bombons ?

Arrêtez, arrêtez dit Niliou, vous l’effrayez avec toutes vos questions, ce n’est qu’une petite fille. Excuse les, elles sont encore plus curieuses que toi.

Mais avant toute chose nous allons manger quelques fruits pour reprendre des forces après ce voyage.

Une fée leur apporta un panier rempli de fruits bien murs. Des pêches, des fraises, des figues, des amandes, des noisettes, du raisin.

Merci, dit Pounie, j’avais un petit creux. Ha, les amandes et les noisettes sont décortiquées c’est facile à manger.

Ce sont nos amis les écureuils qui nous les préparent.

J’ai vu beaucoup d’animaux dans la forêt, ce sont tous vos amis ?

Oui, nous vivons en bonne entente, nous nous aidons mutuellement et nous jouons souvent ensemble aussi.

Il m’a semblé quand même apercevoir une bande de loups.

Oui bien sûr, il y a aussi des renards et quelques ours. Chacun a sa place chez nous, les herbivores mais aussi les carnivores. Les animaux contrairement aux humains ne tuent que pour se nourrir et nourrir leurs enfants, de plus ils tuent les animaux malades, évitant aux maladies de trop se propager. Tu sais, les coccinelles mangent les pucerons, les libellules mangent les chenilles, les araignées mangent les mouches et les moustiques et tout ça permet un bon équilibre des espèces.

Les loups sont autant nos amis que les biches et sont de très agréables compagnons lorsqu’ils sont repus. Ha ha ha, toutes les fées se mirent à rire.

Bon, Pounie, dit Niliou, maintenant que tu connais mieux notre pays, je vais te présenter à la reine Fiona, notre Reine, la Reine des fées. Suis moi et ne regarde pas en bas car son château est tout en haut du grand séquoia qui domine toute la forêt. Allons-y.

Au revoir gentilles fées, merci pour ce gouter, dit Pounie en prenant son envol, au revoir Pounie dirent les fées, que le bonheur soit avec toi.

Elles volèrent et montèrent, montèrent, montèrent, ce séquoia n’en finissait plus, c’est fou comme il était grand. Enfin elles arrivèrent sur une grande esplanade fleurie où chantaient de nombreuses fontaines et des centaines d’oiseaux de toutes les couleurs.

Au fond de cette place se dressait le château. Il ressemblait à celui de la belle au bois dormant avec ses tours pointues et ses fenêtres à petits carreaux.

Ha, ha ,ha, rit Niliou, tu fais encore la bouche ronde comme à notre arrivée.

C’est tellement beau dit Pounie. A ce moment-là une fée plus âgée que Niliou, très élégante se dirigea vers les deux amies. Niliou se pencha légèrement vers elle en signe de respect.

Bonjour mes enfants, je suis Calissi, l’Intendante du château, je suis responsable de toute son organisation, du ménage aux cuisines en passant par l’entretien et les réparations. Suivez-moi notre Reine vous attends.

Pounie évita de faire la bouche ronde mais elle en avait bien envie. Tout était merveilleux et le plus extraordinaire était que le ménage et l’entretien était fait par des animaux. Toute une bande d’écureuils balayaient le sol avec leurs grandes queues épaisses. Des oiseaux s’occupaient de nettoyer les lustres tout la haut près du plafond. Un ours passa, poussant un chariot rempli de linge. Extraordinaire, pensa Pounie personne ne voudra jamais me croire quand je raconterai ça.

La salle du trône. Pas la bouche ronde, pas la bouche ronde, se disait Pounie. La salle, très grande était baignée de soleil qui entrait par le toit entièrement vitré. Des centaines de miroirs renvoyaient la lumière dans tous les sens donnant le vertige au visiteur. La reine était assise sur un trône en bois recouvert de coussins moelleux. Elle portait une robe bleue ciel ainsi qu’un diadème représentant deux ailes croisées.

La reine se leva et se dirigea vers Pounie.

Bonjour Pounie. Ce que tu as fait pour notre sœur Niliou et très courageux et très généreux. Tu lui a sauvé la vie et nous t’en remercions toutes. J’espère que le vœu qu’elle t’a offert comble tes désirs.

Ho oui votre Majesté, j’ai découvert des choses merveilleuses, j’ai appris à voler et surtout tout le monde a été très gentil avec moi.

Je me fais un peu de soucis pour mes parents et Papou qui doivent me chercher, ça fait longtemps que nous sommes partis.

Ne t’inquiète pas Pounie, comme te l’a expliqué Niliou, le temps chez nous s’écoule plus lentement que dans le monde des humains. Pour tes parents tu n’auras été absente que 6 minutes et papou a été prévenu par Valentin que tu étais chez nous, il en est ravi.

Mais malgré tout c’est vrai qu’il est temps pour toi de retourner dans ton monde. Je dois te dire une chose qui ne te fera pas très plaisir. Nous devons protéger nos sœurs et notre pays magique. Les humains dans leur majorité ne doivent pas connaitre l’existence des fées. Nous devons rester une légende. Seuls quelques humains soucieux comme nous de préserver la nature et que nous aidons à protéger les fleurs et les animaux savent que nous existons. Ton Papou fait partie de nos amis.

Nous allons effacer de ta mémoire ce voyage et tout ce que tu as pu voir. Tu resteras malgré tout notre amie et peut être un jour ton Papou te racontera ton voyage au pays des fées tes amies. Que le bonheur soit avec toi. Bon retour Pounie.

Niliou fit un grand geste du bras, ouvrit sa main arrosa Pounie de poudre magique. Marion sentit un grand sommeil l’envahir et ferma les yeux quelques secondes.

Quand elle rouvrit les yeux, elle était allongée chez papou au pied de la balançoire. Papou à quelques mètres taillait un rosier.

Je me suis endormi dit Marion, j’ai fait un drôle de rêve mais je n’arrive pas à m’en souvenir.

Viens ma Pounie, dit Papou il est temps de rentrer.

Pounie ? Pourquoi tu m’appelles Pounie ?

Je ne sais pas, dit Papou d’un air malicieux, je trouvais ça joli, ça ne te plait pas ?

Oui, j’aime bien, je dirai à maman et papa de m’appeler Pounie.

Fuveau le 22 septembre 2013

Pourquoi Pounie pour Marion?
Tag(s) : #Histoires du soir

Partager cet article

Repost 0